La fermeture de Thomas Cook a un impact chez Transat

La fermeture de Thomas Cook a un impact chez Transat

La fermeture de Thomas Cook a un impact chez Transat

La faillite soudaine de Thomas Cook touche des milliers de touristes britanniques aux quatre coins du globe, mais elle pourrait aussi donner du fil à retordre à Transat, qui s’attendait comme d’habitude à recevoir quelques avions du voyagiste cet automne dans le cadre de leur partenariat d’échange.

Les deux compagnies, qui ont des besoins complémentaires selon les saisons, ont signé en 2017 un accord selon lequel Thomas Cook met à la disposition de Transat au moins sept Airbus A321, alors que Transat lui fournit au moins un A330.

Or l’arrêt des activités de Thomas Cook en fin de semaine pose problème, car ces petits porteurs devaient commencer à arriver chez Transat au mois de novembre, à temps pour la saison des destinations soleil.

21 000 pertes d’emploi

« Aujourd’hui, dans les 24 heures, ça ne nous affecte pas. Il n’y a pas de perturbation immédiate », a dit le vice-président aux ressources humaines et affaires publiques, Christophe Hennebelle.

« On est en train de travailler pour s’assurer que ces avions vont bien pouvoir venir. On est confiants qu’il n’y aura pas d’impact sur notre calendrier, pas de perturbation pour nos passagers », a-t-il ajouté. Dans « le pire des cas », selon M. Hennebelle, Transat pourrait devoir se tourner vers une autre source d’avions, par exemple un locateur.

L’effondrement de Thomas Cook fait en sorte que 600 000 voyageurs doivent trouver une façon de rentrer à la maison alors que 21 000 employés perdent leur emploi.

Au coeur de sa clientèle figure notamment la classe moyenne britannique, a dit Frédéric Dimanche, directeur de l’École Ted Rogers en gestion de l’hôtellerie et du tourisme, à l’Université Ryerson. « La présence de Thomas Cook en Amérique du Nord est très limitée. »

Le Sud l’hiver

Au moment d’annoncer l’entente, en octobre 2017, Transat avait indiqué que l’usage de plus petits porteurs survient l’hiver, pour aller dans le Sud. Pour Thomas Cook, l’hiver est plutôt marqué par un besoin en gros porteurs, pour amener ses clients à Cuba et en République dominicaine, par exemple.

Lors de l’assemblée des actionnaires de Transat, en mars 2018, son p.-d.g., Jean-Marc Eustache, avait parlé d’un accord « important » qui permettrait de « pérenniser les échanges d’avions qui sont au coeur de notre stratégie de double flotte flexible ».

Les actionnaires de Transat ont récemment approuvé l’offre d’achat de 720 millions d’Air Canada. L’acquisition est actuellement étudiée par Transports Canada et le Bureau de la concurrence.

La fermeture de Thomas Cook a un impact chez Transat

François Desjardins

24 septembre 2019

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